Voiture aurait foncé sur un manifestant lors d'une marche anti‑racisme à Melbourne
À Broadmeadows, des participants à une marche anti‑racisme de plus de 150 personnes affirment qu’une voiture a foncé sur le cortège le 25 juillet et a touché un manifestant à la jambe; la police de Victoria enquête.
La police de Victoria enquête sur une plainte selon laquelle une voiture aurait été délibérément conduite à grande vitesse en direction d'un manifestant lors d'une marche anti‑racisme à Broadmeadows, dans la banlieue nord de Melbourne. L'incident s'est produit le 25 juillet et, selon des participants, le véhicule a fini par toucher la jambe d'un homme.
Ce qui s'est passé
Plus de 150 personnes ont participé à un "peaceful community rally" qui, après des discours, a défilé jusqu'au Broadmeadows Town Park en occupant une voie de la Tanderrum Drive. Des témoins rapportent qu'une voiture qui suivait dans la même direction a klaxonné, qu'un passager a ouvert la portière à deux reprises comme s'il tentait de pousser des personnes, et que le véhicule n'a pas réduit sa vitesse en traversant le groupe.
Une vidéo obtenue par la rédaction montre un manifestant en bordure du groupe se retournant quand la voiture s'approche, semblant donner un coup de pied au véhicule; ensuite la voiture heurte les jambes de l'homme et accélère. La victime, qui a demandé à ne pas être identifiée, a déclaré avoir entendu des insultes racistes proférées par un occupant de la voiture avant l'impact. Les mots ne sont pas audibles sur la vidéo, mais deux autres participants ont affirmé les avoir entendus.
Qui a été affecté et la réaction des organisateurs
L'homme touché a 43 ans, selon le récit présent dans les preuves, et d'autres participants ont dit que l'épisode a provoqué un traumatisme, y compris parmi des enfants et des résidents d'origine migrante. L'organisatrice Athiya Zameer a déposé une plainte formelle auprès de la police au nom du groupe, demandant des mesures contre le conducteur et citant l'impact émotionnel sur la communauté.
Sue Bolton, conseillère municipale du Merri‑bek Socialist Alliance et l'une des organisatrices, a affirmé que l'épisode contraste avec l'objectif du rassemblement — soutenir celles et ceux qui se sentent intimidés par l'augmentation du discours anti‑immigration — et a souligné que le groupe avait informé la police les jours précédents et reçu une confirmation par téléphone qu'une présence policière serait assurée, ce qui n'a pas eu lieu.
Enquête et réponse policière
En réponse à la plainte du groupe, un document vu par Guardian Australia indique que la police était au courant de l'événement et que l'incident est "being actively investigated". La force a déclaré être engagée à s'assurer que les allégations soient évaluées minutieusement, mais a refusé d'expliquer pourquoi des agents ne s'étaient pas présentés au rassemblement comme l'attendaient les organisateurs.
La députée d'État des Greens, Anasina Gray‑Barberio, présente à la marche mais qui n'a pas été témoin de l'incident impliquant la voiture, a déclaré que la communauté attend une réponse urgente et robuste et que les communautés de couleur méritent de savoir que les cas de violence ou de racisme seront traités avec sérieux.
Ce qui va suivre
Selon les éléments de preuve, plusieurs personnes ont signalé l'incident à la police dans les heures et les jours qui ont suivi. L'enquête policière en cours devra établir la dynamique du choc, la conduite des occupants du véhicule et d'éventuelles motivations avant que des mesures légales ne soient annoncées.
Les lecteurs qui auraient été témoins de l'incident ou disposeraient de davantage d'images ou d'informations devraient être contactés par les autorités au fur et à mesure de l'avancement de l'enquête, selon la pratique décrite dans les communications officielles mentionnées dans les preuves.
Source consultée: The Guardian - World
